Chomage technique dans les entreprises automobiles

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Depuis la crise, une grande partie des entreprises du domaine automobile connaissent une baisse significative de leurs ventes…

… Elles sont donc obligées d’utiliser le moyen du chômage technique pour permettre l’écoulement de leurs stocks. Certaines usines pratiquent ce chômage depuis quasiment une année avec des employés qui perdent des centaines d’euros sur leurs salaires.

Que doit on penser de cette situation ?

Si on prend le cas de l’américain General Motors qui malgré l’une des places de leader de l’automobile connait des difficultés plus ou moins importantes depuis de nombreuses années. L’entreprise a déjà fermé de nombreux sites et effectué des milliers de licenciements.
Une entreprise qui connait donc très bien la crise dans son ensemble vu qu’elle est en restructuration depuis des années.
Et pourtant suite à la crise mondiale on semble faire comme si General Motors était une entreprise tout à fait stable et que la crise était l’unique responsable ( même si cette crise n’a surement rien fait pour améliorer la sitation de General Motors ) de ses problèmes.
Donc suite à cette crise et les problèmes de l’industrie automobile américaine ( General Motors, Chrysler … ), Georges W. Bush et l’administration américaine ont permis le prêt de plusieurs milliards de dollars aux entreprises. Jusqu’ici finalement rien de très choquant, à la limite on pourrait dire que dans le cas General Motors, la crise l’ayant quand même touchée comme les autres pourquoi ne pas profiter de ce prêt pour se rétablir.
Sauf que General Motors qui a donc profiter de ce prêt, prêt financer par l’argent public américain et donc contribuable américain et donc les même américains qui ont été licenciés ou le seront dans l’avenir, a ouvert une usine ….. en Chine.

Deux paradoxes :

  • Ouvrir une nouvelle usine quand on en ferme d’autres même si on pourrait dire que General Motors souhaite ouvrir et augmenter de nouveaux marchés et veut économiser sur le transport en installant des usines sur ces marchés.
  • Demander de l’argent au gouvernement américain ( et donc aux contribuables américains ) pour ne pas que la situation de l’entreprise empire et entraine d’autres licenciement et fermetures mais ouvrir des usines hors Etats-Unis ce qui ne peut au mieux ne rien améliorer sur la préservation des emplois dans le pays et même à contrario entrainer des licenciements d’employés américains.

Je ne pense pas qu’on puisse jouer la carte d’entreprise national pour obtenir des aides et considérer que les usines situées dans d’autres pays n’influent pas sur la situation générale.

Prenons la situation française avec des périodes de chômage technique importantes depuis plusieurs mois pour réduire la aussi les stocks et compenser les baisses des ventes.
Mais la aussi nouveau paradoxe, alors que les stocks sont censés être saturés et la production plus importante que la demande. Beaucoup d’entre nous qui achetons une voiture ou connaissons des personnes qui veulent acheter une voiture française ont la surprise de devoir attendre plusieurs mois avant la livraison. Je précise que cette attente ne dépend pas du fait que ce sont des séries spécifiques, ni de couleurs spécifiques, ni d’équipements spécifiques.

On n’entend pas parler de la situation des usines des constructeurs français à l’étranger et plus généralement des constructeurs ayant des usines hors de leur pays d’origine, subissent elles aussi la même situation de chômage technique ?
Cette crise automobile qui est une réelle crise ne sert elle pas aussi d’alibi à des restructurations et des licenciements qui ont surement étaient revus à la hausse ?

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